Publications, brevets et start-up

Le centre de recherche sur l’inflammation se compose de deux départements. Le premier, animé par Sophie Lotersztajn, couvre les questions relatives à l’hépato-gastro-entérologie. « Nous essayons de mieux comprendre comment l’environnement (alimentation, virus, alcool, drogue…) contribue aux inflammations, aux lésions, aux fibroses et aux cancers », précise-t-elle. Les équipes se penchent sur les maladies digestives, sur les maladies chroniques du foie et de l’intestin... Par exemple, l’équipe André Bado tente d’établir des liens entre l’inflammation intestinale et l’obésité. De très nombreuses publications émanent des recherches de ce département : plus de 350 en quatre ans, des brevets sont déposés et une start-up vient d’être créée. Le second département traite de néphrologie immunologie et hématologie. Sous la coordination d’Ulrich Blank, les chercheurs analysent les mécanismes impliqués dans les maladies rénales, les facteurs génétiques de l’inflammation, les nouveaux biomarqueurs en imagerie dans l’inflammation... « Nous veillons à trouver le bon équilibre entre la recherche fondamentale et la recherche clinique, glisse le directeur du département. Notre approche va de la paillasse au chevet du patient ».

Une envergure internationale

Pour mener à bien leurs travaux, les équipes de recherche bénéficient de plateformes et de plateaux techniques de premier plan à Bichat. « Nous disposons d’autres atouts, précise Renato Monteiro. Nous sommes connectés à deux Labex, Inflamex et GREX, ainsi qu’à deux DHU, Fire et Unity. Ces partenariats institutionnels et scientifiques étendent nos liens et nos perspectives de recherche ». Richard Moreau, le directeur adjoint du CRI, ajoute que le centre multiplie les collaborations avec l’étranger. « Nos équipes sont en étroite relation avec des chercheurs du Brésil, d’Inde, du Mexique, d’Europe... ». C’est un atout, confirme Renato Monteiro. « Dans le conseil scientifique du CRI, nous avons également réuni des personnalités de premier ordre », se félicite-t-il.

Encadré : Un pied dans la formation

Le Centre de recherche sur l’inflammation participe à la formation des étudiants de l’université de Paris-Diderot. Les membres du CRI sont responsables de plusieurs enseignements des UFR des sciences du vivant et de médecine. Ils accompagnent également 44 doctorants cette année. Les enseignants-chercheurs, rattachés au CRI, interviennent aussi en DUT et en BTS, ainsi qu’en école d’ingénieur. Ils participent aux réseaux internationaux de formations, en dispensant des cours à l’European school of radiology (ESOR) ou à l’European association for the study of liver diseases (EASL).